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ASSEMBLEE DES ANIMATEURS DE SECTION

28/01/2012 Intervention de Yves Dimicoli

Avec l'aggravation extrême de la crise, grandit l'exaspération contre les banques et la spéculation, d'autant plus que la France vient de se voir retirer son « AAA » par une agence de notation après deux plans successifs d'austérité imposés par Sarkozy pour, disait-il, le garder.
Tout le monde à gauche condamne désormais la finance. F. Hollande met en avant le projet d'une réforme bancaire qui séparerait les activités de dépôts des activités de marchés des banques, afin d'en finir avec leurs pratiques spéculatives.

L'exaspération monte aussi contre la Banque centrale européenne (BCE).
Depuis Maastricht, elle est tenue très loin du débat politique, derrière un épais brouillard technique, au service de la domination des marchés financiers. Mais la Confédération européenne des syndicats (CES) vient d'appeler à « une intervention adéquate de la BCE » pour l'emploi et la croissance, contre la spéculation sur les dettes publiques.

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F. Hollande lui-même a été amené à dire, au Bourget, que la BCE doit intervenir plus contre la spéculation, alors que, même dans le débat de la primaire socialiste, ce sujet était tabou.
Mais, en contradiction avec ces nouveautés, il affiche l'obsession de la baisse préalable des déficits et dette publics avec la promesse folle de ramener, dès 2013, le déficit public à 3% du PIB et à 0% en 2017, affichant une confiance angélique dans le retour de la croissance.

Mais comment une croissance suffisante pourrait-elle revenir si, comme il le dit, le nouveau quinquennat doit commencer par des réformes structurelles dures pour réduire le déficit public, au lieu de soutenir une expansion salariale et sociale efficace.
Le Front de gauche doit aider à lever ces contradictions.
S'agissant des banques, les intentions affichées par Hollande ouvrent une porte, mais révèlent une grande sous-estimation de l'ampleur des transformations à opérer.

Par exemple, il ne dit pas un mot du besoin de recapitalisation des banques françaises chiffré à 9 milliards d'euros. Pourquoi?
Entend-il les laisser lever l'argent nécessaire en bourse? Si oui, alors il ne peut pas prétendre les détourner de la spéculation?
Face à cela, le Front de gauche doit faire avancer l'exigence de nationalisations et de la construction, à partir de la CDC, d'un pôle bancaire et financier public pour une maitrise sociale et démocratique, nationale et régionale du crédit, avec de nouveaux pouvoirs d'intervention et de contrôle des salariés et des usagers.

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il affiche l'obsession de la baisse préalable
des déficits et dette publics avec la
promesse folle de ramener, dès 2013,
le déficit public à 3% du PIB et à 0% en 2017
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F. Hollande fait écho à ces idées qui ont beaucoup progressé depuis dix ans. Cependant, il insiste surtout sur l'appel à l'épargne et n'envisage aucun changement des critères du crédit.
Il parle de créer une banque publique pour soutenir l'investissement, c'est à dire l'accumulation de capital, mais sans évoquer de conditionnalité pour l'emploi, la formation, le salaires.
Pourtant, il dit souhaiter que le crédit bancaire serve plus à soutenir la croissance réelle et à consolider l'emploi.
Mais, il ne suffit pas de le souhaiter pour que ça se réalise, surtout si on encourage les banques à faire appel à la Bourse!

Alors, disons le haut et fort: Il faut un nouveau crédit bancaire pour l'investissement matériel et de recherche des entreprises; son taux d'intérêt doit être d'autant plus abaissé, jusqu'à être nul, voire négatif (avec, donc, une diminution des remboursements), que seraient programmés plus d'emplois et de formations correctement rémunérés.

De même, comment prétendre réorienter le crédit si, comme F. Hollande, on n'évoque à aucun moment de changer le refinancement des banques ordinaires par la BCE?
Si on se contente d'en appeler à une baisse du taux d'intérêt de la BCE, cela peut relancer de plus bel la spéculation. On voit ce que font les banques des 489 milliards d'euros qui leur ont été prêtés à 1% sur trois ans!

Le Front de gauche serait plus convaincant si le PCF y fait avancer la proposition que le taux d'intérêt de la BCE soit d'autant plus abaissé, jusqu'à 0%, que les crédits bancaires re-financés servent à des investissements programmant plus d'emplois, de formations, de masse salariale, tandis que seraient pénalisés les crédits pour les placements financiers et la spéculation.

Face à A. Juppé, F. Hollande a condamné le pacte Merkel-Sarkozy qui aboutit à l'adoption, en mars prochain, d'un traité intergouvernemental plaçant les budgets nationaux et les souverainetés populaires sous camisole de force. Il a même déclaré que « la France s'est soumise à l'Allemagne ».
C'est une ouverture! Cependant, il s'est dit prêt à accepter ce nouveau traité, pour peu que Merkel concède, dans une re-négociation, d'introduire un volet sur le croissance.
Comment un dispositif conçu pour imposer toujours plus d'austérité budgétaire pourrait-il, en même temps, stimuler la croissance et l'emploi? C'est contradictoire!

F. Hollande ne dit rien des pactes de stabilité et de l'euro plus. Il ne dit rien non plus du Fonds européen de stabilité financière et du futur mécanisme européen de stabilité qui devrait le remplacer. Ces dispositions font redoubler dans l'appel des États au marché financier, au lieu de mobiliser la création monétaire de la BCE, au prétexte de les armer face à la spéculation.
Pourtant, tout le monde dit que cette machinerie ne sera pas suffisante pour en finir avec la spéculation sur les dettes publiques. Seule la BCE dispose des capacités nécessaires si elle utilise efficacement la monnaie qu'elle crée avec « la planche à billets ».

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Il faut un nouveau crédit bancaire pour
l'investissement matériel et de recherche
des entreprises;
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C'est dire si le Front de gauche doit porter hardiment, au lieu de la laisser dormir dans le programme populaire partagé, la proposition du PCF et du PGE de créer un Fonds social, solidaire et écologique européen.
Il solliciterait la création monétaire de la BCE pour financer à 0% une grande expansion des services publics nationaux. De quoi ouvrir la voie à un nouveau type de con-fédéralisme européen, au lieu du fédéralisme dominé par l'Allemagne et la finance avec les euro-obligations et qui ne peut être qu'autoritaire.

La bataille pour changer l'action des banques en France et celle de la BCE en Europe fait rage. Ce serait la fuir que de proposer de sortir de l'euro, au lieu de mobiliser pour changer son utilisation, y compris pour que l'Europe puisse mettre en cause, avec d'autres, la domination mondiale du dollar.

Le Front de gauche, et le PCF en son sein, ont une responsabilité immense, mais aussi des opportunités nouvelles à ne pas gâcher, pour faire avancer des propositions précises et rassembleuses à l'appui d'un discours populaire.
Il le faut pour faire bouger la gauche, avec elle, battre Sarkozy et réussir, après 2012, en favorisant un grand essor aiguisé des luttes sociales et idéologiques en France, en Europe et dans le monde.
Yves DIMICOLI


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