Juin 2011
HOPITAL MEDIAN
De plus en plus d’inquiétudes.
Le projet d’hôpital médian à
Trevenans aboutirait à la suppression de 700 lits, mais
l’agence régionale de santé (ARS),
annonce qu’elle n’investira pas dans les sites
Belfort-Montbéliard et que le finan-cement global du dossier
n’était pas assuré ! C’est
inadmissible : la santé n’a pas de prix.
L’Etat doit garantir l’accès aux soins
pour tous et une médecine de proximité. Nous
exigeons un débat public associant les habitants de
l’aire urbaine
30 mars 2010
Débat sur la santé :
Notre Invité: Michel LIMOUSIN
Ce débat était organisé dans le cadre du collectif
santé quelques idées fortes ont été
développées :
-Défendre le principe de la cotisation sociale calculée
en fonction des salaires versés et prélevés sur la
valeur ajoutée créée par les salariés.
-Chacun cotise en fonction de sa capacité et peut recevoir des soins en fonction de ses besoins.
Or l’enjeu c’est bien que depuis plus de 20 ans la part des
profits dans la valeur ajoutée augmente de 28% à 36%
tandis que les salaires ont suivi le chemin inverse : 72% à 64%.
Comme l’a souligné Michel Limousin ,
l’action du comité santé pourrait être
développée par une action de recensement des besoins de
santé de la
population et par la mesure des renoncements aux soins de celle ci pour des raisons financières.
Vous retrouverez ces analyses dans le livre « La protection sociale en danger » de Catherine
Mills et Michel Limousin (Editions Le temps des cerises.)
9 avril 2010
La santé contribue de plus en plus à la richesse nationale
La santé est généralement appréhendée pour beaucoup sous
l’angle des dépenses qu’il faut absolument contenir, voire baissées…quitte à
mettre la population en danger sanitaire. Cela dans l’intérêt supérieur des
dépenses publiques à réduire.
Nous disons pour notre part que les dépenses de santé non
seulement assurent le bon état sanitaire
de tous, mais elles contribuent de plus en plus à la richesse nationale.
Le secteur de la santé regroupant : les activités des
établissements hospitaliers public ou privés, le secteur ambulatoire, la fabrication des médicaments
et leur distribution, la fabrication des lunettes médicales et leurs ventes, le
matériel médical, produisent de la richesse au même titre que d’autres
industries (automobile, bâtiment, restauration).
Des chercheurs se sont penchés il y a quelques années sur
l’apport du secteur santé dans le produit intérieur brut (PIB) qu’ils ont
évalués à 6% de celui-ci.
Depuis cette époque, la contribution pour la santé ayant été
croissante (voir l’augmentation de la population, moyens nouveaux de soins)
l’apport au PIB n’a pu qu’augmenter.
Les représentants de l’état, ceux qui nous gouvernent ont
bien tord de se plaindre du coût de la santé, alors que l’état encaisse le
montant des diverses TVA appliquées sur tous les produits de santé, même sur la
nourriture des malades, la TVA est partout.
Ajoutons-y l’impôt sur le revenu du personnel de santé du
bas en haut de l’échelle des salaires.
La suppression de cette taxe injuste dans toute l’activité
pour la santé permettrait d’alléger les finances des hôpitaux et mieux étoffer
les effectifs du personnel soignant.
Autre exemple : si un centre hospitalier entreprend une
nouvelle construction, l’état bien
souvent se contente d’accorder une
subvention de 20% du montant des travaux, mais comme il récupérera une TVA de
19,6% sur ceux-ci , l’état au final n’aura rien versé du tout.
Il est grand temps que pour soutenir l’activité
indispensable des hôpitaux, il leur soit restitué la totalité des TVA versés à
l’état.
Un vaste champ de réflexions nous interroge. A quand,
l’émission TV d’un vrai débat franc et loyal
sur ‘’ combien coûte la santé, et
combien elle rapporte ‘’
PS) nous soutenons en tant que PCF l’action du comité local belfortain pour la
défense du droit à la santé et
participons à son action
René Jouquez
24 mars 2010
L’hôpital corseté par les ARS
Les nouvelles agences régionales de santé (ARS), bras armés de
la loi Bachelot, entrent en fonctions ce 1er avril. Pour leurs détracteurs, il
s’agit d’un pas vers la rationalisation.
L ’agence régionale de santé (ARS), une superadministration à
la tête de l’hôpital public ? C’est la question qui peut se
poser. Dès le 1er avril, les ARS remplaceront les agences régionales
d’hospitalisation (ARH) dans les
26 régions. Ces nouvelles entités
prennent sous leur coupe, entre autre, les missions régionales de santé
publique et remplacent les unions régionales de caisse d’assurance maladie, les
directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS) et les
directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Au
final, les ARS décident des orientations de l’hôpital public :
distribution du budget, nomination du directeur… Une centralisation du pouvoir
décisionnel partie prenante de la loi hôpital, patient, santé, territoires
(HPST), portée par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.
Pour le professeur Grimaldi, président du Mouvement de
défense de l’hôpital public (MDHP), « l’ARS est là pour réduire les
dépenses de santé publique en renforçant le partenariat hospitalier
public-privé. C’est aussi une instance politisée. Son dirigeant est un “ superpréfet ” de la
santé nommé en Conseil des ministres ». En Île-de-France, c’est Claude
Évin, ancien ministre socialiste de la Santé, qui en prend les rênes. Une
arrivée médiatique, avec en toile de fond les récentes grèves à l’Assistance
publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Sous la pression syndicale, le directeur
général de l’AP-HP avait accepté d’entamer des pourparlers sur le plan qui
prévoyait de supprimer 4 000 postes et de regrouper 37
hôpitaux sur 12 sites. Pour Rose-May Rousseau, secrétaire générale de
l’USAP-CGT, « l’ARS est la colonne vertébrale de la loi HPST, elle
pourrait remettre en cause les négociations ». À peine installée, l’ARS
est décriée par les acteurs de santé.
Cécile Rousseau
Les grandes lignes d'une politique de santé
progressiste et efficace
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