baniere logo_fdg 
AGORA
Témoignage
TVA SOCIALE
Crise Financiere et dette publique
Energie
Retraite: Les luttes
humour

Vie Chère: Les luttes


 

Hopital-sante
Feminisme
humour


Ecologie
Climatologie
Logement

Actualités du monde
Loup Libre

Economie
Intervention des elus

Fete humanite
Manifestations

humour


Sondage

Tribune de discussions
logo_fdg 

serrevis de la dette

Avril 2010


100 MILLIARDS, LE CHIFFRE QUI TUE

C’est le chiffre que l’on retrouve dans le rapport du conseil d’orientation des retraites (COR), sorti le 14 avril 2010 et qui manquera à l’horizon 2050 si rien n’est fait . Nul doute que de ce rapport, medias et politiques ne retiendront que çà.

Déjà, « Que sait-on de l’horizon 2050 ? » Rien, ou à peu près aurait répondu l’économiste britannique Keynes : à long terme, on ne sait rien ! Pour essayer malgré tout de maîtriser le temps, on peut bien sûr faire des projections grâce à des modèles mathématiques.Les résultats seront largement déterminés par les hypothèses et les variables que l’on retient (taux de fécondité, espérance de vie, flux migratoire, taux de chômage, taux d’emploi, évolution de la productivité…) et qui ne sont finalement que des suppositions.

Mais acceptons : 100 milliards d’euros, si on ne fait  rien. Et Alors ? D’abord, on peut faire quelque chose. D’autre part, par rapport aux richesses créées, ce n’est pas grand-chose. En 2007, le COR estimait que pour restaurer  l’équilibre des régimes de retraite, il fallait y consacrer 1,7 point de PIB supplémentaire d’ici à 2040. Un rapport récent commandé par la commission Européenne, conclut quant à lui que pour financer la totalité du surcoût du vieillissement pour les dépenses publiques (retraites, santé, dépendance…) la France devrait dégager l’équivalent de 2,7 points de PIB en 2007 (pic  du fameux choc démographique) et pas plus d’ici à 2060.

A voir tout ce que le capital a aspiré  à son profit depuis les années 1980, il n’y a là rien d’impossible ! Pour mémoire : selon L’INSEE, la part des cotisations sociales dites  « patronales » est passée de 19,8% de la valeur ajoutée des entreprises en 1982 à 16,1 % en 2007, soit une baisse de 3,8 points en un quart de siècle. Quant à la part des dividendes versés aux actionnaires, elles est passée de 3,2% du PIB en 1982 à 8,5% en 2007, soit 5,5 point de plus.

100 milliards ! Cette somme faramineuse à l’aune de nos propres finances et dont on nous rebat les oreilles n’a qu’une fonction : frapper les esprits, choquer et démoraliser pour faire passer les réformes ultralibérales, dans les tuyaux depuis plus de 20 ans. Il ne s’agit pas de   « sauver » la retraite solidaire par répartition d’un quelconque choc démographique ou des conséquences de la crise économique. 

Mais bien d’accroître encore et toujours la saignée sur le travail au profit du capital. Et d’ouvrir aux assureurs et aux banquiers un marché juteux : les contrats d’épargnes  retraites, individuels, ou collectifs, les fameux  « fonds de pension à la française ». Et ce alors qu’aux Etats-Unis, laminés par la crise financière, les fonds de retraites sont en pleine déconfiture et afficheraient un trou de 1000 milliards de dollars.


Retour à l'acceuil

                                    CONTACT : PCF 90, Maison du Peuple, 90 000 Belfort

                                        03 84 21 34 66 pcftbelfort@wanadoo.fr
    Copyright© 2010 - FEDERATION PCF 90 - Tous droits réservés.[Design by : PCF 90 ]

Valid HTML 4.01 Transitional