Noel 2011 : Un cadeau de 500 milliards aux banques.
Pour 2012, les besoins de financement de la France s’élèveront à 183 milliards d’euros,
l’Italie aura besoin de 230 milliards, l’Espagne 86.
Le total pour ces trois pays (499 mds) correspond tout juste à ce que la BCE
à prêter aux banques le 22 décembre 2011 soit 500 milliards d’euros, le tout dans la plus grande discrétion médiatique
et à la surprise de tous.
D’où provient cette somme énorme, des coffres de la BCE? Non, bien entendu,
c’est de l’argent créé à partir de rien.
C’est tout simplement l’illustration du privilège de création monétaire que les états ont abandonné à la BCE.
Quand nous disons et répétons que la BCE doit prêter directement aux états,
il se trouve toujours une bonne âme pour nous rétorquer le coté inflationniste de l’opération.
Quoi ? Vous voulez faire tourner la planche à billets, vous voulez provoquer un cataclysme inflationniste,
ce n’est pas raisonnable et tous les grands spécialistes médiatiques de nous ringardiser.
En cœur, ce n’est pas possible, vous êtes des populistes etc. etc. Bigrrr…
Comme si l’inflation était plus conséquente quand l’argent est prêtée directement aux états
que prêtée par l’intermédiaires de banques.
Pour autant, cette somme de 500 milliards est bel et bien sortie du chapeau et prêter aux banques au taux de 1% .
Cette somme, c’est 5 fois ce dont avait besoin la Grèce pour faire face à la totalité du paiement de sa dette lorsque la crise à éclater.
Oui, 1% c’est cinq fois moins que le taux des prêts de la Troïka à la Grèce en contrepartie d’amputation budgétaire et
d’abandon de services publiques. C’est 18 fois moins que ce que les banques consentent à lui prêter.
C’est argent est prêté pour 3 ans, c’est dire la gigantesque faveur qui est faite à ces banques.
Mais, la chose est entendue, les états sont par nature dépensier, alors que les banques sauraient
gérer au mieux l’allocation des ressources. Du dogmatisme à l’état pur!
La dégradation de la note de la France (le fameux triple A) apparait de plus en plus assurée.
Cette dégradation fera monter les taux d’intérêts. C’est à cause des risques, qu’ils nous disent.
Gageons que les banques prêteront encore plus cher aux états ce même argent.
Pour les banques, et les actionnaires c’est le jackpot assuré. Jusqu’à quand cette arnaque perdurera ?
Reprendre le pouvoir de création monétaire,
par l’intermédiaire de la BCE ou par un pôle bancaire public est la clef pour qu’un véritable programme de gauche soit crédible.
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