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28 Juin 2010
La plus mauvaise nouvelle concerne les particuliers qui se
chauffent au gaz. En moyenne, avec la nouvelle hausse de juillet, les prix
auront augmenté d'environ 15 % sur un an.
Le prix du gaz augmente. La facture de gaz va grimper
de 2 % à 4,7 %. Cela va se traduire par une hausse de la facture d'environ 8 €
par an pour ceux qui utilisent le gaz pour l'eau chaude et la cuisine, et de
45 € pour ceux qui l'utilisent aussi pour se chauffer. Au total, en 2010, les
prix du gaz auront fait une envolée d'environ 15 %. Car ils avaient déjà
augmenté le 1 er avril. Et pas qu'un peu : de 9,7 %. Concernant
l'électricité, une hausse est attendue au cours du mois d'août.
Le timbre à 0,58 €. L'acheminement des lettres de moins de 20 grammes,
dont le tarif n'avait pas bougé depuis seize mois, va passer de 56 à 58 centimes
d'euro, soit une hausse de 3,5 %. En moyenne, les tarifs du courrier
augmenteront de 1,6 %.
Le billet de TER plus cher. En moyenne, les billets de train Corail,
Intercités et TER augmenteront de 2,5 % : soit une hausse de 10 centimes à
2,30 €, selon le trajet parcouru. En revanche, pas de changement concernant le
prix des cartes de réduction.
1er avril 2010
GDF-Suez impose une hausse du gaz
explosive
GDF-Suez en avait fait la demande ; hier, la commission de
régulation de l’énergie (CRE) l’a acceptée : les prix du gaz augmenteront
de 9,7 %, au 1er avril. Soit une hausse de 85 euros en moyenne sur les
factures des particuliers.
Les salaires sont gelés, la consommation flanche, mais peu
importe, la commission de régulation de l’énergie (CRE) a répondu favorablement
à la demande d’EDF-Suez d’augmenter de 9,7 % les prix du gaz, dès le 1er
avril. Et ce n’est malheureusement pas une blague… Le gaz augmentera donc en
moyenne de 0,403 centimes d’euro par kilowattheure (kWh). La première hausse
depuis août 2008 (+ 5,3 %) et la plus forte depuis novembre 2005, date à
laquelle les prix avaient bondi de 13,7 %. Sur les cinq dernières années,
la facture a flambé de 40 %. Pourtant, la déréglementation des marchés de
l’électricité et du gaz, prônée par le traité de Lisbonne et signée en 2002 par
le tandem Chirac-Jospin, devait faire baisser les prix !
Pour les six millions de Français qui se chauffent au gaz, cette nouvelle
envolée des prix représente en moyenne 85 euros TTC de plus sur leur facture
annuelle, a précisé Philippe de Ladoucette, président de la CRE, lors d’une
conférence de presse. Pour le 1,5 million de foyers qui n’utilisent le gaz que
pour faire la cuisine, ils paieront 10 euros de plus par an (hors TVA) et 21
euros s’ils s’en servent aussi pour leur eau chaude.
Les réactions n’ont pas tardé. Mesure
« injustifiée » pour la CGT, « tout simplement
scandaleuse » pour la CFTC. Mais pour GDF, l’explication est simple :
les prix ne couvraient pas les coûts. « Le manque à gagner a atteint 700
millions d’euros en 2008 et il est encore de 177 millions en 2009. » La
ficelle est un peu grosse en ces temps de crise. « Alors que le groupe
annonce un bénéfice net de 4,5 milliards d’euros, c’est encore aux Français à
qui on demande de piocher dans leur budget », dénonce de son côté le PCF.
Au total, « 1 milliard d’euros seront ainsi ponctionnés auprès des
ménages », a estimé de son côté la CGT. Pour le PS, « une telle
augmentation, qui devrait améliorer de 300 millions d’euros l’excédent brut
d’exploitation de GDF-Suez, est une nouvelle ponction sur les Français au
profit de l’État, actionnaire majoritaire, ainsi que des actionnaires privés,
alors que l’action du groupe est en berne ». Pour préserver les
actionnaires de GDF-Suez, la hausse des tarifs « risque de se révéler,
dans bien des cas, insupportable pour les ménages les plus modestes et les plus
fragilisés par la crise », a dénoncé la CFTC. Nombre de commentaires
mettent en cause le nouveau décret, publié en décembre 2009, qui a modifié la
procédure de révision des prix du gaz.
DES EXPERTS SANS LÉGITIMITÉ
POLITIQUE
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À l’instar de la CFTC, qui estime que cette nouvelle règle
« a laissé à des experts n’ayant aucune légitimité politique, le soin de
fixer les prix d’une entreprise encore détenue à 35 % par l’État ».
Conformément au texte de loi, la commission de régulation de l’énergie, qui
n’avait jusqu’à présent qu’un avis consultatif, émet désormais une décision
contraignante, tandis que le ministère de l’Économie, qui avait autrefois la
haute main sur la fixation des tarifs, ne donne plus que des éléments de
cadrage annuel. En clair, GDF concocte tous les trimestres, dans son coin, une
révision tarifaire. Elle soumet son souhait auprès de la CRE, qui doit de son
côté vérifier si ce dernier est conforme à la formule de calcul tarifaire.
Celui-ci est indexé sur les prix du pétrole, qui ont en effet augmenté de plus
de 50 % en un an. Or, les prix du gaz naturel sont de plus en plus
déconnectés des prix du pétrole brut, en raison d’une surproduction de gaz
naturel au niveau mondial. Mais pour l’instant, la formule n’est pas remise en
question.
Clotilde Mathieu
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