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50ème anniversaire de la création de la Fédération du PCF du Territoire de Belfort
1954 - 2004

 Contribution d’un vétéran métallurgiste
René JOUQUEZ

Chers amis,

Nous sommes engagés dans une lutte globale sur tous les terrains sociaux et politiques pour éviter à notre peuple un recul historique à savoir : les hommes des générations futures vivront-ils plus mal que leurs aînés ? Et durablement ?

Pour cela nous œuvrons au rassemblement des forces populaires et pour leur action afin d’enrayer la machine capitaliste à broyer les hommes et les femmes de ce pays au nom « du profit maximum ».

Pour éclairer notre route, tenir compte de toute l’expérience de notre Parti, de ses succès et de ses échecs, il est bon de jeter un regard sur notre propre passé.

Les dates « anniversaires » nous permettent de faire le point.

Certes les événements antérieurs ne se reproduisent plus de la même manière, mais il nous faut rester vigilants dans une période où le « révisionnisme » en tout genre se développe : relents de colonialisme, racisme, négation des faits historiques, opposition à la laïcité, anti social portent atteinte à nos droits les plus anciens obtenus par l’action populaire et ouvrière.

« Ne dit-on pas qu’un peuple qui a oublié son histoire est condamné à la revivre ? »

 

Les années 2004 - 2005 sont riches en dates anniversaires.

 
En 2004 ce fut le 60ème anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance établi alors que la guerre n’est pas terminée.

Dans ce programme il est écrit comme mesures à appliquer dès la libération du Territoire, sur le plan économique :

-L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l ‘économie.

- Le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergies, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques.

 « A l’époque, en 1944, notre Parti en lutte ouverte et armée contre l’occupant et le gouvernement de Vichy avait participé à l’élaboration de ce programme du Conseil National de la Résistance et qui porte bien sa marque ».

 

En 2005, ce sont les 60 ans de la Sécurité Sociale, organisme né d’une ordonnance du gouvernement provisoire en application du programme du Conseil National de la Résistance.

Elle prévoyait un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans les cas où ceux-ci seraient incapables de se les procurer par le travail. La gestion en est confiée aux représentants des intéressés et de l’Etat.

Nous pouvons méditer sur tous ces engagements souvent remis en cause, dénaturés, en tout cas violemment combattus par les hommes politiques de droite au service du patronat et de la finance.

 

 

 

Les 50 ans de la Fédération Départementale

 

 

 En 1944-45 : La guerre a décimé le Parti, arrestations, déportations ont été le lot des communistes  partout en France.

A la libération, les militants qui avaient échappé à la répression allemande et vichyssoise remettent sur pied leur Parti.

Les communistes se sont alors organisés en une Section de Belfort rattachée à la Fédération du Doubs.

Elle était composée de nombreuses cellules qui portaient les noms, en hommage à leurs sacrifices,  de camarades locaux et nationaux disparus dans la tourmente.

Des responsables belfortains assuraient la liaison avec la Fédération du Doubs dont le secrétaire était Louis Garnier, un homme affable et estimé de tous, ancien déporté et élu de la population dans le secteur d’Audincourt.

Notre parti bénéficiait d'un grand courant de sympathie parmi les travailleurs et la population ce qui se traduisait par des adhésions et une forte poussée électorale en sa faveur.

Le PCF premier parti de France obtint jusqu’à 5 millions de voix aux élections législatives ainsi que des ministres au gouvernement du printemps 1944 au printemps 1947.

Dans certains ateliers d’Alsthom, il y eu un important courant d’adhésions ; de nouveaux militants se formèrent et quelques années plus tard, une deuxième section, la Section Alsthom fut créée.

 

 

Situation sociale dans les années d’après-guerre

En entreprise 

Dans les années d’après-guerre, la vie était difficile, les cartes de rationnement existaient encore.

Il avait fallu relever le pays des dommages de la guerre et remettre l’économie sur les rails.

Les augmentations de salaire dépendaient essentiellement de décisions gouvernementales.

En 1950 la libre discussion des salaires entre employeurs et salariés fut autorisée.

Les travailleurs réclamèrent alors leurs dûs et devant l’inflation permanente les luttes syndicales s’intensifièrent.

A Alsthom, une grève générale des métallurgistes en mars 1950 dura un mois. La direction s’en tenait à une hausse de 5% du début à la fin du conflit. C’était la position patronale au plan national.

L’envoi de CRS contre les grévistes était courant. En 1950, Alsthom et Peugeot furent occupées par cette police au service du patronat dont le chef était Jules Moch, ministre de l’intérieur socialiste.

Le statut social des travailleurs était resté au niveau de 1936. A Alsthom l’horaire de travail était de 47h30 par semaine, les congés payés de 2 semaines, les ouvriers exclus de la mensualisation.

 
Dans les ménages 

Le modernisme n’avait pas encore décollé : Il n'y avait pas de voitures sauf chez les mieux lotis comme les cadres et peu d’appareils ménagers. La crise du logement était insupportable. Mais le chômage n'existait pas.

Dans ces conditions, la classe ouvrière était très combative. Les conflits étaient nombreux surtout à Alsthom qui à l’époque employait 8.500 personnes.

Dans les secteurs de Delle et Beaucourt les métallos étaient également très combatifs.

Les usines du textile telles le DMC comptaient de nombreux emplois (surtout féminins) mais l’action y était faible, plus difficile.

En général, l’action syndicale autour de la CGT, après la scission de 1947 et la création de FO, avait repris et le syndicat se renforçait.

L’orientation de l’activité du Parti Communiste vers les entreprises, lieu d’exploitation des travailleurs, était bien comprise. Les militants, tout en menant leurs actions politiques s’activaient pour renforcer la CGT en expliquant que le syndicat ne pouvait pas tout.

Situation politique de l’époque

 
Celle-ci était marquée par notre opposition à la guerre d’Indochine qui dura de 1947 à 1954 et coûta fort cher en pertes humaines (92.000 tués) pour le corps expéditionnaire français et provoqua des pertes considérables pour le peuple vietnamien.

Financièrement cette guerre dépassa le montant des crédits du Plan Marshall.

Après Dien Bien Phu, les accords de Genève du 21 juillet 1954 mettront fin au conflit.

Que d’explications, de démarches, de protestations, de propositions, d’actions ont été faites par notre Parti pour parvenir à la paix.

Quel gaspillage des intérêts de la France dans cette partie du monde alors qu’il était si simple de s’accorder avec les peuples d’Indochine comme ils le réclamaient dès le début !

Nous avons été longtemps seuls, les communistes, à œuvrer pour cette solution pacifique.

Les accords de Genève ont été ratifiés le 23 juillet 1954 par l’Assemblée Nationale par 462 voix contre 13 et 134 abstentions (sous le gouvernement Mendès France)

 

Dans la même période nous luttions contre la création de la CED (Communauté Européenne de Défense) qui prévoyait le réarmement allemand.

Moins de dix ans après la guerre, c’était inacceptable.

Après une vigoureuse campagne à laquelle se joignirent hommes de paix et patriotes d’horizons divers, la CED fut rejetée par l’Assemblée Nationale par 319 voix contre 264, nouveau succès pour la paix.

Nous menions campagne pour le désarmement atomique, contre les explosions nucléaires qui polluaient l’atmosphère de particules radioactives.

Nous voulions un monde de paix assuré pour tous. Dans notre pays un grand « Mouvement de la Paix » rassemblait les énergies et agissait pour le maintien de la Paix contre le réarmement. Y militaient des personnalités renommées comme notre camarade Frédéric Joliot-Curie, physicien résistant, exclu du Commissariat à l’Energie Atomique parce qu’il avait refusé de travailler pour la bombe atomique.

Mais la guerre froide était lancée. Elle dura 40 ans et parfois la paix n'était suspendue qu'à un fil.

 


 1954 – Naissance de la Fédération du PCF du Territoire de Belfort

 
Au cours des Assemblées de sections,  Alsthom et Belfort-ville, tous les communistes se sont déclarés partisans de la création d’une Fédération.

La première conférence départementale, en plein accord avec la Fédération du Doubs se tint à la Maison du Peuple de Belfort les 23 et 24 octobre 1954.

André Romain, un des plus anciens militants fit le discours d’ouverture et rappela les actions des communistes avant la guerre, pendant et après celle-ci.

Marcel Servin, membre du Bureau Politique National, député de la Haute-Saône participa à nos travaux, ainsi que Marcel Rosette de la Direction Nationale, détaché à Belfort pour nous aider dans notre nouvelle organisation.

En conclusion des débats (les communistes débattent beaucoup), un Comité Fédéral Départemental fut élu à l’unanimité. Il était composé de responsables représentants des sections : Alsthom, Belfort ville, Delle et Beaucourt.

Notre camarade Charles Hautenauve en fut le premier Secrétaire Fédéral. Ouvrier métallurgiste d’Alsthom, mi

Au cours des cinquante années d’activité de notre Fédération du Territoire de Belfort, pas une action politique n’a été oubliée, pas une élection sans la présence d’un candidat de notre Parti malgré les campagnes de calomnie, les pressions de toutes sortes.

 

Soulignons avec force le dévouement dont ont fait preuve les dirigeants de la Fédération et les Secrétaires Fédéraux qui se sont succédés, les élus municipaux, les militants, les adhérents des sections et cellules, pour défendre les intérêts des travailleurs, développer l’esprit d’unité.

 

Tous se sont battus afin de créer les conditions pour une nouvelle société de Justice et de Liberté dans laquelle l’Homme, et non pas l'argent,  serait  le centre. 

Les conditions historiques changent mais la lutte des communistes pour

 « Le Pain, la Paix, les Libertés » continue

 

Avril 2007

litant syndical, originaire de la Haute-Saône, Charles Hautenauve avait été membre des Jeunesses Communistes avant la guerre.

Depuis la création du PCF en 1920, 34 années s’étaient écoulées, des années tourmentées qui valaient bien un siècle.

Cette nouvelle organisation permettait un meilleur travail de terrain mais exigeait aussi un plus grand effort de participation.

D’ailleurs les communistes n’eurent guère le temps de souffler. Une nouvelle guerre coloniale s'annonçait après le soulèvement du 1er novembre 1954 en Algérie.

 

¦ ¦ ¦

Notre action "pour le Pain, la Paix, les Libertés" allaient se poursuivre.

                      

Avec de faibles moyens matériels et financiers (ceux-ci provenant des cotisations des adhérents) les militants ont accentué le travail d’explications auprès des travailleurs.

Les sections, les cellules tiraient des bulletins dans les entreprises.

Un journal départemental largement diffusé aux portes des usines vit le jour grâce à quelques camarades qui se dévouèrent pour obtenir de la publicité commerciale, source d’appoint nécessaire pour équilibrer le budget.

Ce journal eut pour titre « L’UNITE ». Les communistes tenaient à ce titre car il exprimait leur volonté d’unir les travailleurs dans la lutte quotidienne pour la paix et le progrès social.

Il est impossible ici de développer toutes les actions menées au cours d’un demi-siècle d’histoire de notre pays. Chacun peut se référer à l’importante bibliographie existante.

Cependant citons quelques dates et événements marquants qui ont mobilisé les communistes de notre Fédération :

 

1956 aux élections législatives du 2 janvier  : Durant cette journée payée pour aller voter, les électeurs faisaient la queue jusqu’au dehors des bureaux de vote pour s’exprimer.

Ce fut un grand succès pour la gauche. Le Parlement vota la 3ème semaine de congés payés mais ne prit pas les mesures nécessaires pour obtenir la Paix en Algérie. Au contraire il se lança en 1958 dans l’opération militaire sur Suez qui fut un fiasco politique.

Cette même année les dramatiques événements de Hongrie furent l’occasion pour nos adversaires de mener une campagne haineuse et violente contre notre Parti.

 

1958  le 13 mai, il fallut faire face au putsch des généraux d’Alger et défendre la République mise à mal par le coup d’Etat de ceux qui pensaient pouvoir continuer le système colonial en Algérie alors que celui-ci craquait dans le monde entier. La situation politique fut extrêmement tendue dans notre pays. En conséquence du putsch le pouvoir politique fut remis au Général De Gaulle et le 28 septembre un référendum ratifiait la Constitution de la Vème République.

Sous prétexte d’assurer la stabilité politique, les lois électorales législatives puis municipales furent changées. Le scrutin à la proportionnelle fut remplacé par les vieux systèmes d’avant-guerre avec les circonscriptions d’arrondissements pour l’élection des députés.

Ainsi notre parti de 143 députés sortants fut réduit à 10 députés élus avec 3 889 204 voix soit 18,9% des votants.

 

 

1959  Dans les Conseils municipaux, les minorités furent évincées et les communistes perdirent beaucoup d’élus.

 

1961  le 21 avril à Alger, nouveau coup de force militaire. Les Généraux Challe, Jouhaux, Salan, Zeller fomentèrent un coup d’Etat. Mais ce « pronunciamiento » échoua devant l’opposition de tout le peuple de France et du gouvernement : grève nationale, manifestation à Belfort des ouvriers d’avant garde.

 

1962  le 18 mars, fin de la guerre d’Algérie par les accords d’Evian avec le F.L.N. Cette guerre coloniale aura duré 7 ans dont 4 ans sous le pouvoir de De Gaulle. Les assassinats perpétrés tant en Algérie qu’en Métropole par l’OAS n’ont pu empêcher l’application de ces accords de paix. Cette guerre coloniale qui fit couler trop de sang et épuisa financièrement notre pays avait trop duré. Que n'a t-on pas écouté notre Parti pendant toutes ces années au lieu d'accentuer la répression à son égard.

 

1968  en mai et juin, grèves de masse et occupations des usines par les travailleurs. A la suite du mouvement des étudiants durement réprimé, les salariés réclament leur dû. Ils ont été trop longtemps brimés. Le Patronat est acculé, le pouvoir désemparé. Ils sont obligés de céder aux revendications. Les « Conclusions de Grenelle » apportèrent des augmentations de salaires et furent le départ de nombreuses avancées sociales.

 

1971  le 9 octobre, le Comité Central du Parti Communiste Français adopte un programme commun de gouvernement démocratique d'Union Populaire et le propose au Peuple.

1972  le 12 juillet, un Programme Commun de Gouvernement du Parti Communiste Français et du Parti Socialiste est ratifié par Georges Marchais, François Mitterand auquel se joint Robert Fabre pour les Radicaux de Gauche.

1981  La gauche remporte les élections présidentielles et législatives. Mitterrand est élu Président. Les deuxième et troisième gouvernements Mauroy comprennent des ministres communistes (quatre pendant 3 ans).

Des avancées sociales sont obtenues : augmentation du SMIC, retraite à 60 ans, nationalisations dont l'usine Alsthom.

Nous arrêtons là l’évocation des événements nationaux et internationaux de toutes ces années.

Ceux qui ont suivi sont mieux connus par les générations actuelles et  font souvent l'objet de bien des débats
 

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Au cours des cinquante années d’activité de notre Fédération du Territoire de Belfort, pas une action politique n’a été oubliée, pas une élection sans la présence d’un candidat de notre Parti malgré les campagnes de calomnie, les pressions de toutes sortes.

 

Soulignons avec force le dévouement dont ont fait preuve les dirigeants de la Fédération et les Secrétaires Fédéraux qui se sont succédés, les élus municipaux, les militants, les adhérents des sections et cellules, pour défendre les intérêts des travailleurs, développer l’esprit d’unité.

 

Tous se sont battus afin de créer les conditions pour une nouvelle société de Justice et de Liberté dans laquelle l’Homme, et non pas l'argent,  serait  le centre. 

Les conditions historiques changent mais la lutte des communistes pour

 « Le Pain, la Paix, les Libertés » continue

  Avril 2007

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Secrétaires Fédéraux du PCF du Territoire de Belfort qui se sont succédés depuis 1954 

1 -  Charles HAUTENAUVE (métallurgiste) du 24/10/1954 à 1964,  10 ans

2 -  Perraud (instituteur),  1 an

3 -  Raymond AUBERT (directeur d’école),  3 ans

4 -  Colette MAILLOT  de 1967 à 1974,  7 ans

5  -  Jean-Marie MARTIN (dessinateur) de 1975 à 1990,  15 ans

6 -  Daniel COUQUEBERG (métallurgiste)  15/10/90 à 01/02/05,  15 ans et demi

7  -  Ghani NIAME (professeur de lycée), depuis le 01/02/05



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