Climat : si on
arrêtait de tout mélanger pour travailler
sérieusement ?
Le « climat » est au centre des préoccupations
actuelles, mais l’intérêt qu’on lui accorde
est
essentiellement destiné à l’utiliser comme un
épouvantail. Même « l’invraisemblable
douceur » du mois de décembre 2006 et la facture de
chauffage allégée sont considérées
comme des catastrophes ! La mémoire en ce domaine est
très sélective, car on omet de
rappeler l’automnale fraîcheur du surprenant mois
d’août précédent, et on s’empresse
d’oublier l’hiver 2005-2006 qui a battu des records de
froid, ou de chutes de neige, ou bien
l’hiver 2000 lorsque la Sibérie a enregistré ses
plus basses températures.
La grande victime est
d’abord la discipline climatologique elle-même. Tout le monde se proclame « climatologue », et on
mélange tout : climat, pollution, écologie et écologisme, développement durable, scoops
médiatiques, politique et intérêts économiques. Ainsi les incohérences, les affirmations
gratuites, les impossibilités physiques et les mensonges éhontés sont multiples. Nous n’en
soulignons que quelques aspects.
• Pas plus qu’il n’existe de consensus parmi les
scientifiques, les prétendus « experts » du
GIEC ne sont nécessairement des « climatologues ».
Car ils sont nommés par des instances
non scientifiques, mais politiques … comme cet « expert
national chargé du changement
climatique » nouvellement nommé à l’ADEME,
physicien nucléaire ! Tout « sceptique »
déclaré est donc irrémédiablement
écarté.
Il conviendrait donc d’abord de compter les vrais
scientifiques, mais surtout les climatologues avérés,
chargés d’entériner le « Résumé
Pour
Décideurs ». C’est ce texte, et non les «
Bases scientifiques » du climat (cf. www.ipcc.ch), qui
fait ensuite « autorité ». C’est à l’occasion de ces réunions du GIEC que sont orchestrés, avec
force marchandages, les « coups » médiatiques, destinés à impressionner l’opinion : en 1995
est introduite la phrase, toujours non prouvée,
de « la responsabilité de l’homme dans le
changement climatique », et en 2001 qu’est imposée
la « crosse de hockey », qui prétend que
la température n’a jamais été aussi
élevée au cours des 1000 dernières années.
Cette courbe
est erronée,
mais elle n’a toujours pas été retirée
officiellement ! Les fourchettes de
prédictions pour 2100 sont atténuées par rapport
au précédent rapport de 2001 : + 2°C à +
4,5°C (contre 1,5°C à 6°C), et pour le niveau de la
mer de + 28 à 48 cm (contre 9 à 88 cm).
Le
rapport de 2007 restera-t-il aussi « rassurant », sous peine de voir le Protocole de Kyoto
continuer à s’étioler ? Nous savons maintenant que la dramatisation a été amplifiée, en dépit
de l’absence d’argument scientifique nouveau, et bien que la température « globale » la plus
élevée ait été atteinte en 1998 !
• La vapeur d’eau est le principal acteur (95 %) de l’effet de serre, très loin devant le CO2, qui
est pourtant toujours mis en avant, bien que le sens de la relation avec la température ne soit
pas celui qui est prôné.
La paléoclimatologie prouve en effet qu’une
élévation de la
température précède de 800 ans environ celle du
taux de CO2 … En outre sa teneur passée
révélée par les analyses isotopiques n’est
pas comparable aux valeurs mesurées récentes : il
est donc impossible de prétendre que les taux actuels
n’ont « jamais » été aussi
élevés (depuis
650 000 ans paraît-il !), et par conséquent impossible de prétendre que le climat actuel
présente un caractère « exceptionnel ».
Les chimistes glaciologues devraient donc, avant de se
proclamer climatologues, montrer qu’ils sont capables de fournir une estimation fiable des
valeurs passées !
• Les prédictions sont issues de modèles climatiques dont l’efficacité est discutée. En premier
lieu, et c’est le comble pour des modèles numériques, par les mathématiciens eux-mêmes qui
jugent que « les modèles employés sont à ce point sommaires, grossiers, empiriques,
fallacieux, que les conclusions qui en sont tirées sont dépourvues de toute valeur prédictive »
(B. Beauzamy, 2006).
Ils utilisent notamment des relations simplistes, comme la
règle de trois
qui relie le CO2 et la température, ou la température de
l’air et la pluie, ou celle de l’eau
marine et l’activité cyclonique, relations incapables de
rendre compte de la complexité des
phénomènes météorologiques … En
outre, c’est un défaut fondamental, ces modèles ne
représentent pas la dynamique réelle de la circulation
générale, sachant qu’ils reposent sur le
schéma tricellulaire de la circulation (1856), comme le montre
encore H. Le Treut (cf. Pour la
Science, 2007), alors que ce schéma a été
officiellement jugé inacceptable dans les années
1950. Mais il n’est toujours pas remplacé !
• On annonce un « extraordinaire »
réchauffement du Pôle Nord … en dépit des
observations
de l’ACIA (Arctic Climate Impact Assessment, 2004) qui montrent
sur la période 1954-2003
la juxtaposition de secteurs de refroidissement et de
réchauffement. D’où proviendraient alors
les vagues de froid, et ce froid actuel si sévère en
Californie ou dans les plaines américaines,
sachant que le froid vient du pôle ?
Le temps et le climat (qui est la « somme » des
temps)
dépendent étroitement de la dynamique des échanges
méridiens d’air et d’énergie, donc de la
circulation générale et de ses variations.
Chaque jour, avec des
intensités variables, d’énormes
masses d’air froid quittent les pôles (appelées
Anticyclones Mobiles Polaires, ou AMP).
Chaque AMP soulève au cours de sa progression vers les Tropiques
autour et au-dessus de lui
l’air moins froid, ou carrément chaud, en
l’obligeant à se déplacer en retour vers le
pôle
correspondant. Ce soulèvement provoque une circulation
cyclonique instable d’air chaud et
humide qui alimente nos précipitations. Dans chaque unité
de circulation, la trajectoire
préférentielle des AMP divise l’espace (comme dans
l’Atlantique Nord pris en exemple) en
deux parties différentes : la façade ouest où
descendent les AMP est « froide » (Amérique du
Nord à l’est des Rocheuses), tandis que la façade
orientale (Europe de l’Ouest) qui bénéficie
prioritairement des remontées cycloniques de sud est «
chaude ».
Ce schéma climatique
« normal » évolue constamment. La circulation
s’est notamment intensifiée depuis les années
1970, véritable tournant climatique provoquant en particulier un
transfert accéléré de chaleur
sensible et latente tropicale vers les hautes latitudes.
Les conséquences régionales sont
diverses : sur la trajectoire des AMP renforcés la
température baisse, et la pression augmente,
hausse de pression qui peut se traduire par une diminution
sévère des pluies, et sur le
continent par un réchauffement induit, voire par une canicule
estivale temporaire. Sur le trajet
des remontées cycloniques d’air chaud venu du sud, la
température s’élève, la pression baisse,
et les précipitations (pluies et neige) augmentent. Tel est le
cas sur le pourtour de la Mer de
Norvège (ou de la Mer de Béring).
Qui aurait alors
l’idée bizarre de calculer un « climat
atlantique moyen » (ou « pacifique moyen ») à
partir de comportements aussi différents ?
C’est pourtant ce qui est fait à l’échelle du
globe entier, en « moyennant » les six unités de
circulation, pour obtenir une température moyenne dite «
globale » ! C’est ce résultat,
dépourvu de toute signification climatique, qui est brandi (avec
une « hausse » de 0,6°C sur
140 ans !) comme la preuve unique et « irréfutable »
du « réchauffement » ! C’est, sur le plan
scientifique, simplement risible !
• On n’hésite pas non plus à
affirmer sans preuve, et surtout en évitant soigneusement de
citer
les arguments « gênants » :
- Le Groenland fond … c’est vrai sur les pourtours baignés par
l’air chaud venu du Sud (en 1816 et 1817 déjà on avait pu atteindre le pôle en longeant les
côtes groenlandaises), mais le satellite prouve que sa partie sommitale se refroidit et s’élève
de 6 cm par an (en raison du transport accru de potentiel précipitable).
– L’Antarctique se
disloque …alors
qu’il est particulièrement stable (voire même
bénéficie d’un gain de masse),
sauf la Péninsule antarctique en raison de sa latitude et de
conditions dynamiques particulières
qui favorisent vers elle le transfert d’air chaud.
- Les glaciers disparaissent
… pourquoi ne
pas dire qu’ils ont été plus réduits encore
dans les Alpes au Moyen-Age, et que leur longueur
dépend de leur alimentation en neige antérieure à
l’actuel ? C’est d’autant plus vrai à
l’altitude
des neiges du Kilimandjaro, proches de 6000 mètres, où ce
n’est pas la température
(inférieure à 0°C) qui a varié, mais (comme
ailleurs) les conditions dynamiques de la
pluviosité, avec notamment un glissement vers le sud de la
structure pluviogène de l’Equateur
Météorologique Vertical (EMV) (cf. M. Leroux : The
Climate of Tropical Africa, 1983, 2001,
Praxis-Springer, 560 p + CD).
- Le Gulf Stream va s’arrêter … alors qu’il faudrait pour cela
que le vent (moteur des courants marins superficiels) cesse de souffler, c’est-à-dire que toute
la circulation aérienne comme océanique soit bloquée, ce qui est naturellement
invraisemblable !
- La mer monte … mais aucune courbe ne le prouve (sauf pour quelques
hypothétiques centimètres (12 cm en 140 ans) et aucune terre n’a encore disparu, l’évolution
du niveau de la mer dans la fameuse île Tuvalu n’étant jamais montrée, certainement parce
que les mesures effectuées depuis 1978 (par l’Australian National Tidal Facility) ne révèlent
aucune tendance.
– Les cyclones tropicaux vont augmenter
… pourtant les spécialistes de
météorologie tropicale affirment qu’aucune tendance
à la hausse n’est observée (cf. Ph.J.
Klotzbach, 2006 ; W. Gray, 2007), Ch. Landsea, spécialiste
incontesté des cyclones, a préféré
démissionner du GIEC pour « ne pas contribuer à un
processus motivé par des objectifs
préconçus et scientifiquement non fondés ».
– etc
…
En bref, au lieu de tirer des plans sur la comète 2100, la climatologie, dans une impasse
conceptuelle depuis une cinquantaine d’années, devrait plutôt chercher à contribuer
efficacement à déterminer les mesures idoines de prévention et d’adaptation au climat du futur
proche, climat dont l’évolution ne dépend en aucune façon du CO2.
Car le changement
climatique – c’est le propre du climat que
d’évoluer constamment – est bien réel, et
comme le
prouve la hausse continue de la pression atmosphérique (sur la
trajectoire des anticyclones
mobiles) ce changement n’est pas celui qui est prédit par
le GIEC.
Ce sont les raisons et les
mécanismes de ce changement permanent qu’il convient de définir sérieusement. Dans le
même temps les autres disciplines, desservies par le mélange des genres et qui n’ont pas
besoin de l’illusoire épouvantail climatique, pourront elles-mêmes se consacrer efficacement à
lutter contre la pollution, ou à favoriser le développement durable.
|
Retour à l'acceuil
  CONTACT : PCF 90, Maison du Peuple, 90 000 Belfort
|
03 84 21 34 66 pcftbelfort@wanadoo.fr
|
Copyright© 2010 -
FEDERATION PCF 90 - Tous droits réservés.[Design by : PCF 90 ]
|
|
|