Les logiques financières à l’oeuvre ne sont jamais remises en cause.
Les plans de rigueur se multiplient : réduction de la
dépense publique, pression sur les salaires, et les conditions
de travail avec comme conséquences le développement du
chômage et de la précarité.
Le système capitaliste est en crise, il est dans
l’incapacité de répondre aux besoins de la
société et sa finalité.
L’accaparement des richesses produites au seul profit de
quelques uns conduit à l’austérité pour
tous. Il n’y a pas de fatalité à cela, il nous faut
reprendre la main en maintenant nos exigences en matière de
salaires, de santé, de retraite, d’éducation, de
droits sociaux, en refusant l’austérité
généralisée dès aujourd’hui.
En 2012 aux vues de son bilan, le président sortant est le
plus menacé d’une élimination dès le premier
tour.
La Gauche est organisée selon 2 pôles qui la
différencient : s’adapter au système pour en
corriger les excès ou chercher le dépassement radical, adaptation ou rupture.
Le PCF avec et dans le Front de Gauche vise à construire
le pôle radical qui donne le ton général à
la conscience de la Gauche, d’une gauche rompant avec la logique
d’accompagnement du capitalisme qui l’a mené
jusqu’à présent dans l’impasse.
C’est pourquoi nous mènerons une véritable
confrontation des points de vue à gauche sur le contenu et la
mise en oeuvre des transformations sociales nécessaires.
JEAN PARENTY
Publication de la veille:
Soyons les barbares de la civilisation
A la fin de son meeting de Villeurbanne, Jean-Luc Mélenchon a lu un texte de Victor Hugo (un régal)
Les Misérables - Tome IV - Chapitre 5
"En 93, selon que l’idée qui flottait était bonne ou mauvaise, selon que c’était le jour du fanatisme ou de l’enthousiasme,
il partait du faubourg Saint-Antoine tantôt des légions sauvages, tantôt des bandes héroïques.
Sauvages. Expliquons-nous sur ce mot. Ces hommes hérissés qui, dans les jours génésiaques du chaos révolutionnaire,
déguenillés, hurlants, farouches, le casse-tête levé, la pique haute, se ruaient sur le vieux Paris bouleversé, que voulaient-ils ?
Ils voulaient la fin des oppressions, la fin des tyrannies, la fin du glaive, le travail pour l’homme,
l’instruction pour l’enfant, la douceur sociale pour la femme, la liberté, l’égalité, la fraternité, le pain pour tous,
l’idée pour tous, l’édénisation du monde, le Progrès ; et cette chose sainte, bonne et douce, le progrès, poussés à bout,
hors d’eux-mêmes, ils la réclamaient terribles, demi-nus, la massue au poing, le rugissement à la bouche.
C’étaient les sauvages, oui ; mais les sauvages de la civilisation.
Ils proclamaient avec furie le droit ; ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l’épouvante,
forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs.
Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit.
En regard de ces hommes, farouches, nous en convenons, et effrayants, mais farouches et
effrayants pour le bien, il y a d’autres hommes, souriants, brodés, dorés, enrubannés,
constellés, en bas de soie, en plumes blanches, en gants jaunes, en souliers vernis, qui,
accoudés à une table de velours au coin d’une cheminée de marbre, insistent doucement
pour le maintien et la conservation du passé, du moyen-âge, du droit divin, du fanatisme, de l’ignorance,
de l’esclavage, de la peine de mort, de la guerre, glorifiant à demi-voix et avec politesse le sabre,
le bûcher et l’échafaud. Quant à nous, si nous étions forcés à l’option entre les barbares de la
civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares."
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